LA FIÈVRE DU SEXINESS & MOI

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  • Il était une fois, une chose rare.

Une chose assez rare pour me pousser à sortir de mon mutisme numérique et provoquer l’écriture de mon premier post de l’année, afin de partager l’extase qui me gagne sur la toile, avec la même exaltation que Mulder et Scully face à un cadavre d’OVNI. Cette chose si peu conventionnelle – qu’à côté  les sorties médiatiques de Fidel Castro griffé d’Adidas de la tête aux pieds pourraient paraître quasi quotidienne – se résume en quatre silhouettes, quatre femmes propulsées sous d’éphémères éclairages artificiels, et dont la vue nous terrasse, telle une maladie saisonnière. Élancées en direction des crépitements des photographes, mitraillant leur dégaine avec une attention scientifique, ces silhouettes ont prouvé qu’il était possible d’embrasser pleinement son temps, sans pour autant regretter celui d’avant.

  • Mais où vont-elles ?
  • Que font-elles, ces jeunes demoiselles dans un Paris hivernal, avec un habit dégoulinant de « sexiness » (sex-appeal / sensualité, ndlr) ? 

Car, même si selon l’adage « l’habit ne fait pas le moine », à la vue de ces silhouettes nous rendant aussi fiévreuses qu’une bonne vieille grippe, bon nombre de bénédictins délaisseraient volontiers leur scapulaire pour succomber à l’appel du mal en vogue : « le sexiness ». Dernière épidémie proliférant sur les podiums de la semaine de la mode parisienne, le « sexy back » est un virus qui se transmet par interaction visuelle avec les tenues enivrantes du défilé Anthony Vaccarello, et celle de la veuve noire à la robe décolletée asymétrique signée Dior. Bien plus que des vêtements jetés sur les corps frêles de mannequins juvéniles, ces habits sonnent le glas de la série interminable des « revival », ayant hanté le microcosme de la mode au cours des dernières années.

  • Années 1960, 1970,1980,1990, derbies, veste à épaulettes, salopette, jupe en daim :

Toutes les pièces, estampillées un temps par la presse féminine « quintessence du sexy », provenaient d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Puisque ce fut en ces temps-là, que l’effervescence créative était le moteur d’une industrie de la mode en pleine mutation. Mais à présent que le néo-sexy a pris d’assaut les catwalks  de la capitale – avec autant d’assurance que ne pourrait en avoir un Donald Trump sous acide, malgré ses milliards – nous pouvons à présent nous réjouir de pouvoir construire une identité stylistique propre à notre génération, à notre époque et considérer enfin le passé – bien qu’il soit une référence constante à l’origine de nombreuses inspirations – comme une période dont on n’a rien à envier.

© IrchadeKari

ITK

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2 réflexions sur “LA FIÈVRE DU SEXINESS & MOI

  1. rp1989 dit :

    J’avoue que j’adore le côté « sexuel » et les revival!
    Pour moi la mode navigue entre l’opulence et le naturel et j’aime bien quand les périodes mélangent les deux. C’est pour ça entre autres que j’aime la mode des années 90.
    Bisous à toi!

  2. […] mode et histoire du cinéma, tel « Un certain cinéma » et « Blair 1789« . (Peut-être en ferai-je d’autres?) Ou encore « Café […]

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