JANE BIRKIN & MOI

JANE BIRKIN FIRST

C’est une histoire vieille comme le monde.

Un train, une destination, une femme et tout son monde en est troublé. Un énième Paris-Lyon suffit à bouleverser sa vision d’un sujet qui nous est cher. À chambouler les opinions qui étaient les nôtres dans un domaine où nous pensions que nos avis resteraient immuables. Un voyage en train aura suffi à provoquer tant de changement en une fraction de seconde. Et c’est munie de ma paperasse papier glacé, floquée du sigle de la SNCF, avec mon  bagage lait fraise sous le bras, qu’en relevant le nez de mes pieds dansant sur le sol d’impatience, j’aperçus une silhouette qui s’apprêtait à attirer mon regard cerné par le voyage. Que ne fut pas ma surprise, d’apercevoir en 2015, une franche, un jean à la coupe années 1960, un col roulé noir tout droit sorti du vestiaire des Blacks Panthers et un perfecto jeté sur les épaules d’un corps menu. Le tout rehaussé par des bottines à talons sombres m’a foudroyé sur place.

DE LA PETITE HISTOIRE A LA GRANDE

Biberonnée depuis ma plus tendre enfance aux gardes-robes colorées, vêtements épousant les courbes de l’anatomie féminine, que l’on retrouvait sur Catherine Deneuve ou Stéphanie de Monaco en couverture du magazine ELLE, je n’avais pu voir une telle silhouette seulement dans les documentaires retraçant les événements culturels de 1969, l’année érotique. Et quel érotisme émanait de vêtements venus d’un autre temps. Car même si les pièces qui constituaient cet ensemble bouleversant mes sens mode, paraissent ici écrites, comme des apparats modernes, elles semblaient pourtant, sous mon regard fatigué, fraîchement arrivées de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Une tenue qui me fit revivre les sensations que j’ai eu lors de mes lectures sur la libération sexuelle des femmes à cette époque. Une tenue qui me renvoya à celle qui fut l’incarnation de l’émancipation des femmes et de la provocation du conservatisme : Jane Birkin. Muse de l’homme à la tête de chou, j’ai nommé Serge Gainsbourg alias Gainsbar, par cette tenue que j’aperçus en fin de soirée dans un TGV, elle devint subitement ma muse vestimentaire. Mon icône qui allait égaler Françoise Hardy, qui règne en maître dans mon Panthéon de la mode.

Depuis ma rencontre avec les vêtements de cette Jane Doe croisée dans le train, cette inconnue a été substituée dans mon esprit par Jane Birkin, qui allait devenir le nouvel objet d’une étude mode. Durant des semaines, j’ai accumulé les images trouvaient de l’interprète de « Je t’aime, moi non plus » sur Pinteret, Google et Tumblr, que j’ai archivé dans des dossiers. Pendant que les terminales commençaient leurs révisions, moi je débutais mes cours du style Birkinien. Après avoir disséqué son style et ingurgité des tonnes d’informations, j’ai tenu à partager avec vous, le résultat de ma dernière lubie. Mais comme une lubie en chasse une autre, celle-ci s’estompa pour laisser la moitié de Jacques Dutronc restaurer son despotisme d’inspiratrice du style au sein de mon Panthéon de la mode.

C’était une histoire vielle comme le monde, celle d’un coup de foudre entre une femme et des vêtements. 

@ITK

Jane-Birkin-InfographieJANE BIRKIN

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Une réflexion sur “JANE BIRKIN & MOI

  1. rp1989 dit :

    J’aime aussi beaucoup le style de Jane Birkin (pas tout) mais beaucoup de choses: de la simplicité, du sexy, des basiques. Je suis également fan du style de sa fille Charlotte . Bonne soirée! Bisous!

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