L’EDITO DE LA SEMAINE

adidas

S’il y a un adage qui s’applique en mode et qui est une réponse directe au « less is more » c’est bien le fameux « quand on aime on ne compte pas ».

Mais en ces temps, où la petite robe noire a été remplacée par les triplettes bandes blanches, où l’ensemble chapeau et survêt Adidas de Pharrell Williams est devenu au XXIème siècle, ce que le tailleur en tweed de Coco Chanel était au XXème et où l’idée de porter les mêmes baskets que les membres du groupe de rap RUN DMC a séduit tout le monde, jusqu’à Jean-François Copé, l’adage modesque se mue en  » quand on aime, on en compte trop « . Il suffit de regarder dans la penderie de Rihanna où Adidas règne en maître. Tantôt en robe longue, d’autres fois en maillot de basket ou en sweat, etc. Cette démultiplication d’Adidas dans nos armoires est le signe que la fièvre du vêtement a pris le pas sur les règles de la mode. Une épidémie si contagieuse que, depuis que la Stan Smith, Pharrell, Rita, Rihanna et les autres ont fait d’Adidas une marque à l’égale de celle de la pomme dans la culture pop, et qui n’est plus exclusivement portée par les footballeurs lorsqu’ils entonnent leurs discours mythiques  » l’important, c’est les trois points « , nous nous sommes tous jetés sur les triplettes bandes blanches avec autant d’ardeur qu’un joggeur sur David Cameron. Qu’il pleut, qu’il neige, que le gouvernement traverse une tempête ou que Nicolas Sarkozy revienne, nous sommes devenus des inconditionnels d’Adidas, portant plus souvent le logo qu’Elton John (c’est dire, si nous sommes accro).

 

Tellement accro que nous osons même en porter avec jupes et robes affichant une désinvolture assumée qui provoquerait un AVC modesque à nos grands-mamans si elles nous voyaient.

adidas

Mais si la fièvre déraisonnable s’est répandue avec Adidas, la résistance, qui compte dans ses rangs, des hommes et des femmes estampillés de la virgule Nike, de Asics ou encore Puma est en place. Tentant de renverser la monarchie absolue du logo de la marque, qui se veut une fleur de lys 2.0. divisée en 3, à coups de campagnes de pubs et de nouveaux modèles galvanisant notre envie de sportwear. Mais que l’on cède ou que l’on résiste, que l’on abdique ou que l’on subsiste, qu’on se revendique alter-mondialiste ou consumériste, tant que nous nous sentons bien dans nos baskets, au risque d’y perdre notre raison modesque et de voir le fantôme de Diana Vreeland venir nous hanter jusqu’à la fin des temps, la virgule, le puma et les triplettes bandes blanches ont encore de beaux jours qui s’annoncent sur nos petons. 

ITK

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Une réflexion sur “L’EDITO DE LA SEMAINE

  1. rp1989 dit :

    J’avoue ne pas être trop concernée, je ne suis pas fan de ce genre de marque.

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